(EN) Nous entendons souvent dire que le gouvernement signe des accords ou des engagements internationaux, mais il peut être difficile de comprendre ce qu'ils signifient réellement pour notre pays et notre collectivité, ainsi que pour nous-mêmes comme personnes.

Le Cadre d'action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030 remplace l'accord international précédent, soit le Cadre d'action Hyogo pour la réduction des risques de catastrophes, lequel a été élaboré en 2005 par les gouvernements, les organismes internationaux et les experts en catastrophe après le tsunami de l'océan Indien en 2004.

En mars 2017, le Canada sera l'hôte de la cinquième Plate-forme régionale pour la réduction des risques de catastrophes dans les Amériques des Nations Unies (www.eird.org/pf17/). Il s'agit d'une composante clé du Cadre d'action de Sendai qui rassemblera plus de 1 000 délégués de plus de 50 pays et territoires.

Cet événement marquera la première occasion pour les gouvernements et les intervenants des Amériques de discuter et de convenir d'un plan d'action régional afin d'appuyer la mise en œuvre du Cadre d'action de Sendai dans les Amériques. Les discussions permettront de donner des informations sur le programme et les politiques de réduction des risques de catastrophes qui comprennent les initiatives liées à l'adaptation aux changements climatiques, à la santé, aux sciences et technologies et aux sexes.

Aborder les risques de catastrophe et limiter les répercussions des catastrophes dans notre pays, notre région et à l'échelle mondiale semble un but ambitieux. Qu'avons-nous convenu dans le Cadre d'action de Sendai et que proposent les Nations Unies pour que les pays respectent ces engagements?

Le Cadre d'action de Sendai comporte sept cibles globales précises et mesurables que tous les signataires s'efforcent de respecter d'ici 2030. Voici les grandes lignes de ces cibles :

• Réduire, au niveau mondial, d'ici 2030, la mortalité due aux catastrophes.

• Réduire le nombre de personnes touchées par les catastrophes, partout dans le monde.

• Réduire les pertes économiques directes dues aux catastrophes.

• Réduire la perturbation des services de base et les dommages causés par les catastrophes aux infrastructures essentielles (y compris les établissements de santé et d'enseignement).

• Augmenter le nombre de pays dotés de stratégies nationales et locales de réduction des risques de catastrophe.

• Améliorer la coopération internationale pour aider les pays en développement à compléter l'action qu'ils mènent à l'échelle nationale pour mettre en œuvre le Cadre.

• Améliorer l'accès des populations aux dispositifs d'alerte rapide multirisques et aux informations et évaluations relatives aux risques de catastrophe.

Le Cadre d'action de Sendai mise sur les thèmes principaux de la réduction des catastrophes, y compris ce qui suit :

• Mettre l'accent sur l'importance de la gestion des risques de catastrophes au lieu de gérer les catastrophes. Si nous mettons l'accent sur la détermination des dangers ou des risques qui existent et que nous les atténuons avant qu'ils ne deviennent des catastrophes, nous pouvons faire une meilleure utilisation des ressources limitées et alléger ainsi les répercussions globales des catastrophes. Par exemple, si nous savons que l'établissement de collectivités dans un secteur susceptible d'être inondé accroît le risque d'inondation et de pertes connexes, pourquoi ne pas nous concentrer sur la détermination des secteurs susceptibles d'être inondés et éviter le développement de collectivités à cet endroit, au lieu de mettre l'accent sur la façon de nous remettre des inondations et de savoir qui devrait en assumer les frais?

• Le Cadre d'action de Sendai encourage la planification d'un grand éventail de risques de catastrophes allant des dangers naturels aux dangers causés par l'humain.

• Finalement, le Cadre d'action de Sendai met l'accent sur une approche de réduction des risques de catastrophes axée sur l'ensemble de la société. Ce n'est pas simplement le travail des gouvernements: nous avons tous un rôle actif à jouer dans la réduction des risques de catastrophes.

Ces conversations et notre collaboration dans nos collectivités, à l'échelle mondiale et de l'hémisphère, permettront de bâtir une résilience et de réduire les répercussions des catastrophes naturelles et autres urgences avant qu'elles ne se produisent.