EN) De nombreux disciples passionnés de l'agriculture biologique sont obstinément contre l'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans la production d'aliments. Mais ces deux formes de production agricole ont plus en commun que la plupart des personnes pourraient le penser.

La première préconise de ne pas recourir aux engrais de synthèse, aux outils de protection des cultures et à la biotechnologie, tandis que la seconde encourage l'utilisation de la science moderne afin de produire plus d'aliments et de réduire l'emploi des ressources. En tête de liste des objectifs du mouvement biologique figurent la réduction de l'emploi des pesticides – ou leur non-emploi –, la diminution de la consommation de carburant et la réduction de la superficie consacrée à l'agriculture.

Eh bien, tous ces objectifs ont justement pu être atteints par les agriculteurs grâce aux OGM. Les cultures biotechs sont résistantes à certains ravageurs, ce qui signifie qu'elles requièrent moins de pesticides, produisent des rendements plus élevés sur les mêmes superficies ou sur moins de terres, et nécessitent moins de labour et d'autres interventions de la part des producteurs agricoles. Tout cela entraîne une réduction de l'utilisation de carburant et des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Les nouvelles cultures biotechs présentement à l'étude seront plus tolérantes à la sècheresse, ce qui réduira la quantité d'eau nécessaire à l'agriculture. Par ailleurs, des cultures biotechs qui fixent leur propre azote réduiraient radicalement la consommation d'énergie dans les fermes traditionnelles. En éliminant la pratique actuelle des fermes biologiques consistant à semer des cultures intercalaires de légumineuses, qui sont ensuite labourées pour que leur azote soit capté dans le sol, ces nouvelles cultures permettraient aussi de diminuer le nombre de passages au champ avec la machinerie, la consommation de carburant et les émissions de GES.