(EN) Les problèmes de harcèlement, de comportement ou de socialisation de vos enfants à l'école pourraient s'expliquer par ce qu'ils mangent... ou ne mangent pas.

Une récente étude montre que si l'école est l'endroit où les enfants devraient forger des amitiés durables, la faim persistante prive certains de cette expérience importante. Près des deux tiers des enseignants canadiens indiquent que les élèves qui arrivent à l'école le ventre vide ont de la difficulté à se faire des amis, et 59 % affirment qu'ils ont également plus de mal à les conserver. De plus, 86 % des enseignants s'entendent pour dire que les élèves qui ne mangent pas à leur faim ont davantage tendance à devenir des intimidateurs. Finalement, les trois quarts des répondants ajoutent que les enfants qui ne déjeunent pas sont plus facilement frustrés, en colère, agacés ou irrités que les autres.

Et comme un enfant canadien sur cinq risque de commencer sa journée d'école le ventre vide, ces problèmes comportementaux se font sentir dans les salles de classe d'un océan à l'autre.

« Ce qu'il faut retenir de cette étude, c'est que même si un seul élève a le ventre vide, toute la classe s'en ressent », explique Paul Jones, commentateur sportif pour les Raptors de Toronto et ancien enseignant et directeur au primaire. « Le temps passé avec un enfant qui se conduit mal ou harcèle les autres parce que, sans qu'il n'y puisse rien, il a faim, est du temps que l'enseignant ne passe pas à s'occuper des autres élèves. »

L'incidence négative de la faim dans une salle de classe est telle que 92 % des enseignants affirment avoir personnellement aidé les enfants qui en souffrent et que la moitié d'entre eux leur ont apporté de la nourriture.