(EN) Même si le Canada est l'un des pays où les prix des aliments sont les moins élevés, ils augmentent tout de même. En 2015, sur chaque dollar dépensé, les Canadiens ont consacré 11 ¢ à la nourriture. Cette année, le 9 février est la date où le Canadien moyen avait gagné suffisamment d'argent pour couvrir sa facture alimentaire annuelle, soit trois jours entiers plus tard que l'année précédente.

En raison de l'augmentation des prix, quelque quatre millions de Canadiens (ou 12,7 % des ménages) souffrent d'insécurité alimentaire à un certain degré, selon Proof, un groupe de recherche qui étudie la question. Et les chiffres de Banques alimentaires Canada révèlent que plus de 850 000 Canadiens font appel chaque mois aux banques d'alimentation.

Heureusement, la science peut aider à contenir les coûts de nourriture. Des pratiques agricoles efficaces et à fondement scientifique, qui incluent l'utilisation de produits de protection des cultures et de la biotechnologie végétale, permettent d'obtenir des récoltes saines et abondantes.

Par exemple, grâce aux technologies de protection des cultures et à la science des plantes, les agriculteurs peuvent produire 83 % plus de légumes et de pommes de terre, 72 % plus de fruits et 47 % plus de céréales.

Une étude récente a même montré que les Canadiens débourseraient en moyenne 55 % de plus pour leur alimentation si les agriculteurs n'avaient pas accès aux technologies agricoles modernes, tels les pesticides et la biotechnologie végétale. Cette recherche, menée par la société RIAS, d'Ottawa, a conclu que la famille canadienne moyenne devrait consacrer environ 4 400 $ de plus par an à la nourriture. C'est donc approximativement 60 milliards $ que le pays dans son ensemble économise.

L'étude indique que l'usage de la science et de la technologie permet de produire davantage de nourriture, offerte à des prix plus bas, que si l'on n'avait pas recours aux engrais de synthèse, aux produits de protection des cultures et à la science des plantes moderne. Grâce à ces méthodes de production fondées sur la science, les choix alimentaires sains resteront abordables pour les Canadiens. Et elles sont un bel exemple du genre de productivité nécessaire pour nourrir une population mondiale qui devrait dépasser les neuf millions de personnes d'ici 2050.

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